Chokebore se compose du guitariste John Kroll, du batteur Christian Omar Madrigal Izzo, du charismatique chanteur Troy Bruno Von Balthazar et de A. Frank G. à la basse. originaire d'honolulu qu'ils quittère pour L.A en 92. Le groupe méritera son statut de groupe de scène culte en tournant pendant 14 ans dans un van avec nottament les Butthole Surfers, Girls Against Boys et Nirvana. A taste for bitters est leur troisième album (tiens tiens...) qui marque une nette évolution dans l'écriture; mais pour cela essayons leur musique : un rythme lascinant alternant calme et saturation, une bass binaire et brute, et la voix de troy, cotoyant les plaintes et la dépression. En gros; Chokebore se complait dans sa misère et ses vices comme l'homme, sorte de lutte perdue d'avance contre la drogue et l'injustice des rapports humains ou seul la musique transcrit le combat. Oui chokebore est un groupe dépressif qui vient des plus belles plages du monde. voici quelques citations délicieuses que vous trouverez :
"It's getting harder to resist, I'm pulling powder from the walls, guess we all have wicked friends. But it's the piles and piles of pepper on the shadows and the eyelids, it's the blindness of my close friends and the days and the days of nothing."
"No one wants to think that their friends have gone to shit, so they just turned their back on me, cause they don't want to float and feel all the fuck alone. They don't want to live like me"
"Why is it you don't talk to me when I'm filled with paste and I'm filled with powder, I know I'm supposed to let it break my knees. All I see is what I want to see and it's a defined line. But it's alright, it all leads to silence. We all find our own sad reasons, a european nightmare with wings."
ajoutez à cela une dernière piste de 23 minutes avec une lettre en langue étrangère lu au téléphone par une femme qui vous glace les tissus rien qu'en chuchotant, Vous etes alors entré au moins une fois dans la nébuleuse Chokebore.
mais tout le sens de ce groupe se résume en une seule chanson : " a taste for bitters" dont voici les paroles :
"This style of living the more I think, the more I think this means out. This style of living the more I think, the more I think this means it. No more drowning and the answer, see how my silence leaks... see how my fingers have folded, folded and crumble when speak. I see my life as a sonic tone, I never thought it would deepen, but you don't care for me and I don't care now for anybody."
c'est aussi la première chanson que j'ai entendu d'eux en live sur NPA en 96 et qui m'a pousser a jouer de la guitare et chanter. Cette détresse magnifié dans cet album relève d'un d'exercice périlleux afin de ne pas tomber dans l'éxagération voire la prétention. mais la sincérité de TRoy von baltazar se reflète dans ses textes et inversement, un homme normal en proie à ses névroses, cauchemardant sur des odeurs de mazout en ébulition gisant sur les rivage d'hawaï.
MAintenant, avec leur dernier album "It's a miracle" sorti en 2002 on sursauterai presque en écoutant un troy optimiste, parlant d'amour et de désir. Après avoir accouché douloureusement de ce squelette accompagné de son placard,On lui souhaite donc tout nos voeux de bonheur.
A taste For bitter peut etre une expérience unique si l'on a déjà cotoyé le même genre d'écriture avec des groupes comme Nirvana, American football ou the cows. Mais pour les oreilles curieuses, il ne devrait pas vous laisser indifférent en bien ou en mal.
http://chokebore.net
le site du projet solo de troy : http://www.sweetreceiver.com/